Jo-Anne Balcaen

Portfolio

  • Photo of artwork by Jo-anne Balcaen

    Installation view. Photo: Paul Smith, LBEAG

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    Installation view. Photo: Paul Smith, LBEAG

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    Installation view. Photo: Paul Smith, LBEAG

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    Installation detail. Photo: Paul Smith, LBEAG

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    Installation view. Photo: Paul Smith, LBEAG

INVENTORY

2013 Installation

INVENTORY is an installation that transposes tools and materials from the Leonard & Bina Ellen Art Gallery’s preparatory room into the Gallery’s off-site exhibition module titled Sightings. The preparatory room, adjacent to the Gallery on the ground floor of Concordia’s McConnell Library building, is a 550 sq foot space housing a large worktable, wood working machinery, several metal shelving units, and a vast collection of tools and materials used in the preparation and installation of art exhibitions.

The shift in context from hidden service room to public display module provides an opportunity to reconsider the use value and aesthetic potential of these materials. The usual subordinate role they play in relation to ‘esteemed’ artworks is inverted. However, their primary value as working tools is rendered inert by isolating them for the duration of the exhibition. Inventory becomes installation, and use value is exchanged for symbolic value, as the higher status normally ascribed to art is transferred to these practical objects.

An accompanying didactic text (in italics below) is presented adjacent to the cube. Written in the jargon of both museum didactic panels and Lee Valley Tools catalog descriptions, it provides a ‘behind-the-scenes’, personal account of the history of some of these objects, revealing their association with well-known artists who presented their work at the Ellen Gallery between 2005-2011, the period when I worked there as the Gallery’s Exhibition Coordinator. By drawing a link between these materials and the artworks they supported, INVENTORY attempts to transfer meaningfulness and ‘aura’ onto objects based on the significance of an artist’s profile. The success of this transfer relies on the perceived importance the viewer places on the associated artist.

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INVENTORY

This exhibition module contains artifacts from the Leonard & Bina Ellen Art Gallery’s preparatory room, a 550 sq foot workspace housing a vast collection of tools and materials used in the preparation and installation of art exhibitions. Amassed over a period of more than 20 years (1992 – 2013), the items on display here represent approximately one-fifth of the preparatory room’s collection. With more than 350 treasures to discover – many never before seen outside the Ellen Gallery’s walls – this collection chronicles the rich history of contemporary exhibition preparation and display.

Among the artifacts of note is the custom-built wooden crate (2009) used in the transportation of a Joe Fafard bronze sculpture titled “The Terrorized”. Travelling over 264 km, this plywood and wood veneer crate with bespoke foam-insulated interior, is an achievement in art packing and shipping well worth preserving for future study by museum professionals.

Displayed on the metal shelves are the remains of a gallon of Rosco™ Video Paint, in TV White 5735 (2007), acquired for the presentation of Montreal artist Adad Hannah’s video projection “Museum Stills”. Boasting an impressively long shelf life, this video paint’s ability to provide correct luminance and RGB balance was a hotly debated topic amongst gallery technicians and media artists of the time. Its acquisition, for an undisclosed sum, remains controversial to this day.

The SONY PVM 2950Q monitor road case (2007), located in the centre of the module, was used to store a monitor included in the presentation of German filmmaker Harun Farocki’s “Workers Leaving the Factory in Eleven Decades”. Its fiberglass laminate exterior, double-edge aluminum extrusion, 4” caster wheels, foam-lined interior, recessed nickel-plated latches, heavy-duty ball corners and spring-loaded handles, make this road case a stellar example of design efficiency and impeccable craftsmanship.

Known in internal circles as “the clocks” (2006), these three synchronized clocks (boxed, centre) were purchased online by the Gallery for the reproduction of “3 x Wall Clocks” by Berlin-based, Finnish artist Mika Vainio. While rare, the practice of reproducing art installations made of common, manufactured objects remains a hot-button issue with contemporary art curators. Since the exhibition’s end in the spring of 2006, numerous attempts have been made to integrate “the clocks” into the Gallery’s office infrastructure, without success.

Finally, the delicate ostrich feather duster (c. 1996), best known for its role in removing dust particles from David Altmejd’s sculpture “The Settler”, in the fall of 2005, has been painstakingly preserved in its original condition. While not actually used to remove dust from the sculpture’s main component (dust accumulation on its mirrored surfaces being part of the artist’s concept), the low and imposing support platform was carefully swept at regular intervals, therefore highlighting the contrasting beauty and decay of the sculpture’s varied components.


INVENTORY est une installation qui transpose des outils et des matériaux choisis de l’atelier de la Galerie Leonard-et-Bina-Ellen dans ce module d’exposition satellite. Adjacent à la Galerie, qui est située au rez-de-chaussée de l’édifice McConnell de l’Université Concordia, l’atelier est un espace de 550 pieds carrés abritant une grande table de travail, la machinerie nécessaire pour travailler le bois, plusieurs étagères de métal et une vaste collection d’outils et de matériaux servant à la préparation et la mise en espace d’expositions.

Ce changement de contexte, les faisant passer d’un lieu utilitaire caché à un module d’exposition public, offre l’occasion de repenser la valeur d’usage et le potentiel esthétique de ces matériaux. Le rôle secondaire qu’ils jouent habituellement par rapport à la notoriété des œuvres d’art s’en trouve inversé. Cependant, leur fonction première en tant qu’outils de travail est neutralisée par leur délocalisation qui durera le temps de l’exposition. L’inventaire devient une installation et la valeur d’usage se transforme en valeur symbolique alors que le statut supérieur généralement attribué à l’art se trouve reporté sur ces objets pratiques.

Le texte d’accompagnement (en italiques, ci-dessous), est installé à proximité du module. Rédigé dans le double jargon des panels didactiques de musée et de la description de produits dans les catalogues de Lee Valley, il offre un compte-rendu personnel de l’histoire de certains de ces objets, comme un aperçu des « coulisses », révélant leur association avec des artistes renommés qui ont exposé à la Galerie Leonard-et-Bina-Ellen entre 2005 et 2011, alors que j’occupait le poste de coordonnatrice d’expositions.

Établissant un lien entre ces matériaux et les œuvres d’art qu’ils ont servies, l’exposition INVENTORY tente de transférer du sens et une « aura » à ces objets en se basant sur la signification d’une démarche artistique. L’efficacité de ce déplacement sera tributaire de l’importance que la perception du spectateur attribuera à l’artiste impliqué.

INVENTORY

Ce module d’exposition présente des objets extraits de l’atelier de la Galerie Leonard-et-Bina-Ellen, un espace de travail de 550 pieds carrés (51 m2) qui contient un vaste assortiment d’outils et de matériaux utilisés lors de la préparation et la mise en espace d’expositions. Amassés depuis plus de vingt ans (entre 1992 et 2013), les éléments exposés ici représentent environ un cinquième de cet ensemble. Offrant plus de 350 trésors à découvrir – plusieurs n’ayant jamais quitté l’enceinte de la Galerie –, cette collection raconte la riche histoire de la préparation et de la mise en espace des expositions d’art actuel de la Galerie.

Un des objets les plus notables est la caisse de bois (2009), faite sur mesure, qui a servi à transporter la sculpture de Joe Fafard intitulée The Terrorized, sur une distance totale de 264 km. Cette caisse de contreplaqué, plaquée de bois, dont l’intérieur sur mesure est isolé de mousse, est une réussite exceptionnelle en ce qui concerne l’empaquetage et le transport d’œuvres d’art, ce qui lui vaut d’être conservée pour les futures études des muséologues.

Appliqués sur les étagères de métal, on retrouve les restes d’un gallon de peinture Rosco™ Video Paint, en « TV White 5735 » (2007), acquise pour la projection de la vidéo Museum Stills de l’artiste montréalais Adad Hannah. Faisant preuve d’une impressionnante durabilité sur les tablettes, la capacité de cette peinture à procurer une luminance et une balance de couleurs adéquates a constitué un sujet chaudement débattu par les techniciens de galerie et les praticiens des arts médiatiques de l’époque. Son acquisition, dont le coût n’est pas divulgué, reste aujourd’hui controversée.

La caisse de transport (2007) du moniteur SONY PVM 2950Q, située au centre du module, a permis l’entreposage d’un moniteur utilisé pour la présentation de Workers Leaving the Factory in Eleven Decades du cinéaste allemand Harun Farocki. Son revêtement extérieur laminé de fibre de verre, son double profilé en aluminium extrudé, ses roues de 4 po (10 cm), son intérieur tapissé de mousse, ses loquets en retrait, plaqués de nickel, ses coins à boule résistants et ses poignées à ressort font de cette caisse de transport le parfait exemple d’un design efficace et d’une fabrication impeccable.

Connues par les initiés sous l’appellation « Les horloges » (2006), ces trois horloges synchronisées (mises en boîte, au centre) furent achetées en ligne par la Galerie afin de reproduire l’œuvre 3 x Wall Clocks de l’artiste berlinois d’origine finlandaise Mika Vainio. Bien que peu pratiquée, la reproduction d’installations élaborées à partir d’objets courants, manufacturés, reste un sujet de débat chez les conservateurs d’art contemporain. Depuis la fin de l’exposition au printemps 2006, on a tenté à plusieurs reprises d’intégrer les horloges au décor des bureaux de la Galerie, mais sans succès.

Enfin, le délicat plumeau (c. 1996) fait de plumes d’autruche, surtout connu pour sa mission de retirer les particules de poussière de la sculpture The Settler de David Altmejd, à l’automne 2005, a été conservé, non sans difficulté, dans son état original. Cependant, il ne fut pas utilisé pour enlever la poussière de la partie principale de la sculpture, puisque l’accumulation de poussière sur ses surfaces miroitantes répondait à l’intention de l’artiste. Par contre, la plateforme de support, basse et imposante, a été nettoyée avec soin à intervalles réguliers, ce qui accentuait le contraste entre la beauté et l’altération des diverses composantes de la sculpture.

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